20 déc. 2014

J'aime pas Noël!


Je n'aime pas Noël
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Je viens de passer une bonne heure à pleurer à chaudes larmes dans ma chambre, seule, dans le noir (pendant que Papa s'occupait de Bibou). Cela m'arrive régulièrement, pas souvent mais de façon cyclique (ne t'emballes pas, je suis pas en dépression non plus...juste des coups de mou de temps à autres). Cette fois-ci j'en suis arrivée à me demander pourquoi là, je déprimais. C'est vrai merde, j'ai un toit sur la tête, un fils merveilleux et un conjoint plutôt agréable. Alors quoi? Bah plein de choses en fait... [Attention pavé à suivre]

Le repas de Noël et le séjour dans la belle-famille approche à très grands pas. Je pensais prendre la chose plutôt bien, d'être hébergée chez belle-maman puis beau-papa plutôt qu'à l'hôtel mais en fait ça m'angoisse. Les deux sont plutôt sympas et accueillants (et séparés depuis 20 ans) mais je me rends compte qu'en étant chez eux je n'aurais pas un seul moment tranquille. Tu sais des fois t'as envie de rien si ce n'est de déconnecter ton cerveau et de regarder NRJ12 (ou le garder branché et regarder Arte). Là je sens que je n'aurai pas de pause. Je ne peux pas vraiment aller me réfugier dans une chambre... ça ne se fait plus trop à mon âge. Belle-maman le prendrait sûrement assez mal, ce que je comprends. Il me reste le canapé mais là je serai à proximité immédiate de belle-maman qui me posera mille et une question...ou pire à côté du beau-beau-papa (le mari de belle-maman après le divorce avec le vrai beau-papa) qui a le talent pour m'énerver juste en étant lui-même à savoir hyper-maladroit (tu vois Stéphane Plaza? Bah le même, en pire et en vieux).

Chez beau-papa (le vrai), ça devrait être plus zen car ils sont un peu plus campagnards de ce côté là de la famille mais malheureusement on y reste que deux jours. Enfin d'un autre côté si on a droit au clic-clac pourri où tu sens chacune des lattes du sommier te rentrer dans le dos...je suis pas sûre de vouloir rester plus.

La perspective de ce séjour d'une semaine dans la famille de mon homme ne m'enchante donc pas plus que ça. Pour tout te dire je languis même que ce soit passé. Mais ce n'est pas pour uniquement pour ça que je déprime.

En fait, d'aussi loin que je m'en souvienne, je ne me rappelle pas de fêtes de Noël heureuses. Dans mon enfance on fêtait Noël à la maison avec ma mère et ma famille maternelle mais je n'ai pas de souvenirs vraiment heureux. Je ne me souviens pas de la décoration du sapin, de l'ouverture des cadeaux...je ne me souviens pas de grand chose en fait. Plus tard quand je suis allé vivre chez mon père (ma mère ayant pris des vacances illimitées à Bora Bora en hôpital psy), je ne me souviens carrément pas avoir fêter Noël. Aujourd'hui avec ma famille c'est un chouya compliqué. J'ai perdu mon père le 28 décembre 2009, ça fait un an et demi que je n'ai plus de contact avec ma mère. Mes seuls contacts familiaux sont ma tante (la sœur de mon père) et mon frère (avec qui on a que le même père). Ceci explique pourquoi je séjourne chez la belle-famille.

Puis en ce moment je suis dans le creux de la vague professionnellement parlant. J'ai quitté mon job il y a un an et une semaine. Ça ne se passait pas vraiment bien...a posteriori je me dis que j'aurais dû chercher ailleurs plutôt que de foncer chez le premier qui me tendait un CDI. Il y a un an, j'étais enceinte et mon boss me tapait sur le système. Mon homme gagnant très bien sa vie j'ai sauté sur l'occasion quand une rupture "à l'amiable" m'a été proposée. Aujourd'hui, mon fils a 7 mois et je souhaiterais travailler. Pour quitter la maison, ne pas penser "bébé" h24, pour me faire de nouveaux collègues voire des amis (je te rappelle que j'ai débarqué dans ma nouvelle région il y a moins de deux ans, suit bordel!), pour gagner un peu de l'argent du foyer histoire de ne pas dépendre complètement de mon homme...Le hic c'est que je ne sais pas quelle branche me branche (HA. HA.). Pour te résumer mon CV j'ai un Bac+5 en urbanisme puis après deux ans de chômage/jobs pourris j'ai enchaîné avec un BTS en alternance dans l'immobilier puis j'ai quitté ma région pour rejoindre mon homme et trouvé dans la foulée un CDI dans une agence. Aujourd'hui, je n'ai plus envie de faire ce que j'ai fait auparavant...Déjà parce que vu le salaire je préfère rester au chômage et élever mon fis. Puis parce que ça ne me motive plus. Alors je cherche, une opportunité. J'attends le graal quoi...un job pas forcément bien payé (forcément mal payé en fait puisque je ne veux pas entendre parler heures supp et compagnie pour me consacrer à mon fils) mais qui me motive à me lever le matin et à laisser mon fils à des inconnues (enfin les nanas de la crèche).

Résumons: un séjour que je redoute dans la belle-famille + une fête que je n'ai pas vraiment envie de fêter + une situation professionnelle très brouillon = une Elodie au bout du rouleau.

Puis j'ai pensé à toi, mon lecteur imaginaire (oui parce que l'ordinateur me dit que mon blog est lu quelques fois mais pas de trace de toi cher ami), je me suis dis que t'écrire mes humeurs surtout les très très mauvaises pouvait me faire sortir la tête de l'eau. C'est d'ailleurs à ce moment précis où j'ai arrêté de chialer et que j'ai allumé mon ordi. Tu te demandes pourquoi j'ai si besoin de toi. Je te rappelle pour la seconde fois que je suis nouvelle dans ma région d'adoption (tu ne suis pas, ça me fait mal). Donc pas d'amis aux alentours. Personne à qui je puisse téléphoner pour vider mon sac. Et mon homme? Bah lui n'a jamais été très fort pour me tirer vers le haut. Je pourrais rester en pyjama devant les Anges de la télé-réalité toute la journée qui me dirait rien tu vois.

Voilà, je vais publier mon billet sans même le relire (donc si il y a des fautes tu sais pourquoi), j'ai peur de repartir en pleurs. Promis, le prochain billet sera plus gai (pas gay comme Freddy Mercury, gai comme Le Luron....voilà voilà).

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